Pas de ménage en forêt svp!

Il vaut mieux ne pas tout nettoyer dans les forêts qui ont subi des perturbations importantes, communique une équipe de chercheurs.

Environ 300 hectares de forêt de pins ont brûlé à Loèche (VS) en 2003. Si les arbres sont laissés sur pied ou à terre, une grande variété de plantes et d’insectes spécialisés se développent après de telles perturbations écologiques. Photo: Beat Wermelinger, WSL

Prière de ne pas déranger: après un incendie de forêt, une tempête ou autres perturbations, il vaut mieux ne pas tout nettoyer dans les forêts concernées. C’est ce qu’écrit une équipe de chercheurs dans Nature Communications.
De nombreuses forêts dans le monde sont de plus en plus touchées par des perturbations naturelles. Il est usuel de nettoyer les conséquences de ces évènements, c’est-à-dire de récolter les arbres endommagés le plus rapidement possible.
«Cette pratique constitue toutefois une perturbation supplémentaire, avec un impact négatif sur la biodiversité», déclare Simon Thorn, responsable de l’étude et écologue forestier à l’Université Julius Maximilian (JMU) de Wurtzbourg (D).
«En Suisse, une remise en question a eu lieu depuis les deux grandes tempêtes Vivian et Lothar et l'incendie de forêt de Loèche en 2003», explique Beat Wermelinger, entomologiste forestier l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL), et co-auteur de l'étude.