Voies cyclables: ForêtSuisse veut des adaptations

Dans le cadre de la procédure de consultation sur le projet de loi fédérale sur les voies cyclables, ForêtSuisse demande des modifications et la création de règles et de conditions cadre tenant compte des intérêts des propriétaires forestiers.

ForêtSuisse s'est invitée dans le débat sur les voies cyclables. Photo Rahel Plüss, ForêtSuisse

Le 26 août 2020, ForêtSuisse a pris position sur le projet de nouvelle loi fédérale sur les voies cyclables. Soit écrit en passant, l'association faîtière des propriétaires forestiers est intervenue spontanément, car elle n'a pas été officiellement invitée à participer, ce qu’elle ne manque pas de trouver étrange en sa qualité de représentante des propriétaires fonciers d'environ un tiers du territoire national.
Bien que la nouvelle loi fixe essentiellement des conditions cadre et qu’elle laisse aux cantons le soin de poser les règles concrètes, ForêtSuisse estime que le projet ne tient pas suffisamment compte du contexte et de l'évolution actuelle de la forêt, notamment d’une utilisation croissante à des fins socio-récréatives. L'association considère que la nouvelle loi et les dispositions légales qui en découlent ne doivent pas contribuer à étendre le droit de libre-accès, avec les charges supplémentaires que cela impliquerait pour la forêt.
ForêtSuisse demande que la législation fédérale prévoie l’implication des propriétaires forestiers et fonciers déjà dans le processus de planification. En outre, il convient d'accorder à ForêtSuisse un droit de recours en qualité d’association représentative.
ForêtSuisse exige aussi, avec la plus grande fermeté, que la maintenance et la responsabilité soient assurées par le constructeur des voies, et qu'aucune charge et responsabilité supplémentaires ne soient imputées aux propriétaires des forêts. L'entretien des pistes cyclables en forêt doit être clairement réglementé, et le propriétaire forestier doit être explicitement libéré de toute obligation d'entretien relativement à ces voies. Il faut aussi que soit précisé que le propriétaire de la forêt ne saurait être tenu pour responsable si des arbres causent des dommages aux pistes cyclables ou à leurs utilisateurs.